SANS DESSUS......DESSOUS.......

Extase

                                                                              ( photo prise sur le Net )

 

Pendant longtemps, je n’ai pas vraiment prêté attention à ce qui se jouait à cet instant là. C’était tout au plus une vague intuition que je laissais se dissoudre, par crainte de m’y égarer ou bien de t’y enfermer… 

 

A la faveur de ton sommeil, combien de fois ai-je lu ton visage en braille ; tentant de décrypter du bout des doigts la vie secrète qui s’y cache.

Dans les parenthèses d’épiderme glabre, la pulpe de mon index a retrouvé la mémoire intacte de l’enfance candide avant de balbutier une à une ces éraflures laissées par l’écume des jours.

Toutes ces égratignures m’ont émue, certaines mêmes m’ont bouleversée comme ce temps grisé effiloché à tes tempes ou bien encore ces sillons reliant la commissure de tes lèvres aux ailes du nez : petits ponts jetés entre le souvenir des sourires et le souffle pugnace de la vie.

 

 

Oui, ce visage aimé je le connais et le reconnais à travers les saisons mais il est un autre visage  que tu m’offres ainsi : par surprise, dans la fulgurance orgasmique.

Tout devient subitement altération, désynchronisation, déstructuration dans cette mouvance où tu naufrages, bouche ouverte, tête renversée, yeux clos dans les abysses d’un plaisir tumultueux.

 

Qu’il a-t-il de plus profondément poignant que cet écho de la jouissance animant les traits du visage aimé lorsque celui-ci flamboie sous l’extase ?

Je vois alors en kaléidoscope toutes ces déclinaisons inédites de toi, tous tes visages

inconnus un instant révélés.

Dans cette fugacité convulsive qui te livre et te délivre, c’est l’absolu, l’intemporel et l’infini qui s’incarnent simultanément en toi, comme une énigme dont je crois naïvement percer le mystère alors que je ne peux que rester à l’orée de toi…

 

Cette fascination inépuisable pour un visage que le plaisir métamorphose à chaque étreinte, n’est elle pas la virginité de l’Amour sans cesse recommencé ?....

 

(Elise)

Lun 24 oct 2011 2 commentaires

Ton papier très beau et très vrai me fait penser à cette citation de Joseph Joubert : "Quoi qu'en on dise, c'est au visage qu'i faut regarder les hommes, mais il ne faut pas prendre leur masque pour leur visage." Ce qui n'est pas ton cas dans tes admirables mots, le visage est un livre qu'il faut savoir lire, et tu sais lire même en "braille"... Baisers Elise et amitiés au Visage.

Valmont - le 24/10/2011 à 09h42

Bonjour Elise,

J'avoue, mes quelques lignes n'ont en rien l'aspect d'un commentaire à ton nouveau post... J'y reviendrais plus tard, promis! Simplement te dire que mon blog va reprendre vie au travers d'écrits, je l'espère, érotiques... Et surtout te signaler que mon tout premier écrit érotique verra le jour dans la collection e-ros, aux editions Dominique Leroy, le 14 février 2012. Petite intrusion en ce monde des mots, tant attendue depuis fort longtemps. En ce moment, je travaille sur d'autres écrits, lettres, nouvelles... Qui sait, une suite à ce premier début en ce monde littéraire! Je tiens, bien que ne vous connaissant que virtuellement, à vous remercier Marc et Toi, pour ces nombreux échanges dans le noir de nos écrans. A Elise, affectueusement mes tendres pensées, pour ses mots de réconfort, en mes périodes de doute et de désespérance. Pour vous, et ce, sans doute nos différences, l'écriture reprendra le dessus sur les pages de mon blog où j'avoue avoir laissé trou blanc, depuis fort longtemps. Pour vous, pour eux, pour celles et ceux qui m'ont suivi à une période de leur vie, en toute cordialité, qui sait amour et gentillesse... En d'autres lieux, en d'autres temps pour certain (e)s avec dédain et mépris parfois... Je dis, à bientôt ! Bises.

MICHEL - le 26/10/2011 à 15h46